Changement ?



Probablement.. Mais changement de quoi ?





Idéologie des sentiments.


Les sentiments sont quelque chose de sacrés.
Si tu les dévoiles à n'importe qui, même si ces sentiments n'ont rien de positifs, ils deviennent insignifiants, et ça en devient parfois ridicule.
Mais un sentiment , quel qu'il soit, ne peut pas, ne doit pas être insignifiant.
Ce sont des choses dont on ne peut pas parler.
As-tu déjà essayé de décrire l'amour ?
C'est tout bonnement impossible.
Dire 'je t'aime' revient à banaliser les choses.
Dire qu'on hait quelqu'un revient à dire trois mots dénués du plus petit sens.
Un mot n'a de valeur que s'il est écrit, gravé, sans jamais pouvoir l'effacer, mais un sentiment se montre et se prouve.
Il se comprend.


Cela veut-il dire que je ne dévoilerais plus mes sentiments ?
Certainement pas.


Il me semble que chaque sentiment doit probablement ne pas rester dans l'ombre.
Il me semble même qu'un sentiment, qu'il soit positif, négatif ; infime, extravagant, à l'obigation d'être su par la personne qu'il conscerne.



Je pense aussi que rien, absolument rien ne doit être préparé à l'avance.
Tout doit être impulsif, sans réflexion, car c'est ce qui révèle notre vraie personnalité.
Pourrait-on, doit-on, même, venir à cette suggestion que 'réviser c'est tricher' ?
Après tout, on nous évalue sur notre savoir, donc ce doit probablement être vrai.
Ceux qui affirment ne jamais avoir triché ont-ils donc menti ?
Intentionnellement ou pas, ce doit être ce qui est arrivé.



Il me semble qu'il ne faut pas se voiler la face.
Ne pas se faire d'ider sur le monde.
Ne rien espérer de qui que ce soit ; on ne serait ainsi jamais déçu.
Doit-on alors ne plus s'attacher à aucune personne qui nous entoure ?
Devrait-on oublier l'amour ?
Simplement au profit du contentement ?
Je ne pense pas non plus que cela vaille la peine.




La seule chose que nous devrions faire, c'est philosopher.

Je définierais la philosophie par un besoin.
Une chose qui ne s'apprend pas.
Une chose qui vient de l'âme.
Une chose qui ne peut pas vraiment être écrite ni dictée.
Une chose qui s'écoule et qui s'enchaîne.
Une chose qui nous fait oublier tout le reste.
Une chose dont Platon a su comprendre une infime partie.
Une chose dont personne n'a vraiment idée de ce qu'elle représente.
Une chose qui redonne confiance en soi, car elle montre que chaque être est unique et qu'il mène sa vie à ses humeurs et qu'il n'a pas besoin du regard des autres.
Une chose qui .. Tant encore à dire !



Après tout, mes amis, finissez vous-même ! Philosophez sur la philosophie, si cela vous paraît probable.


# Posté le mercredi 01 juillet 2009 18:01

Modifié le vendredi 31 juillet 2009 18:28

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Les dernières vacances en famille



<< Arrive un âge où partir en vacances avec nos parents revient quasiment à continuer l'année scolaire. D'ailleurs, la simple évocation dans une même phrase du mot " parents " et du mot " vacances " nous paraît aussi incongrue qu'un végétarien à un congrès de bouchers. C'est vers la fin de l'adolescence. On rêve de l'année suivante, où, enfin, on pourra arrêter le supplice de dormir dans des hôtels ; de l'année suivante, où, enfin, on pourra se démettre les vertèbres en se tassant dans une tente infestée de moustiques. Peu importent les conditions de notre premier été sans les parents, on attend la liberté !

Du coup, les ultimes vacances en famille paraissent aussi insupportables qu'une prolongation de peine. Combien d'adolescents voit-on traîner des pieds en suivant leurs géniteurs dans les ruelles touristiques ? Ils sont partout. Ils soufflent leur désespoir dans les restaurants, ce qui ne les empêche pas de prendre entrée + plat + dessert (leur estomac semble être une zone qui échappe au martyre vécu). À la plage, ils refusent de se baigner, sous prétexte que c'est vraiment sans intérêt de faire comme tout le monde. Et puis l'eau, ça mouille. L'adolescent en vacances avec ses parents est un festival de mauvaise foi. Car il rêve, bien sûr, de se baigner. Mais c'est ainsi : il faut être cohérent. Faire la gueule, c'est un travail à plein-temps, qui ne tolère aucun relâchement de la mâchoire. C'est l'âge où l'on ne veut rien faire. Où tout paraît con. L'endroit peut être sublime, le temps radieux, et certains ont même la chance d'avoir des parents formidables... Pourtant, rien à faire : ce qu'ils vivent est un calvaire. On dirait qu'ils ressentent l'humiliation suprême, celle d'un décalage entre leur âge et leur envie d'autonomie. Partir avec ses parents, c'est comme avoir la tête plongée sous l'eau de l'enfance. On veut gesticuler, devenir un adulte, mais ce n'est pas encore possible. Il reste ce dernier été à passer , comme une lente agonie.

Si seulement les crises d'adolescence pouvaient, elles aussi, prendre des vacances ! Et ce sentiment de porter le poids du monde en permanence sur les épaules disparaître pendant l'été... Combien de parents doivent travailler toute l'année pour se farcir un boulet qui répète en boucle cette litanie nihiliste : " Non, je n'ai pas envie " ?
La vie est souvent mal faite : on met toujours quelques années à apprécier ce que l'on aurait pu aimer sur le moment. On est si souvent en retard sur nos bonheurs. Il est plus que probable que l'adolescent ronchon ressentira plus tard comme une pointe de nostalgie. Il se dira : " Finalement, ce n'était pas si terrible que ça, ces vacances en famille. Le cadre était beau, je n'avais à me soucier de rien. " Il pourra même émettre quelque regret concernant son comportement. Il aurait dû sourire davantage. Mais c'est trop tard. On n'a plus jamais 16 ans. >>




LA CHRONIQUE DE DAVID FOENKINOS











# Posté le mardi 11 août 2009 09:41

Modifié le vendredi 14 août 2009 18:29